L'Orient Poilu

L’orient poilu    

Orient chéri, 
C’est parce que je t’aime que je me permets de te critiquer. 
D’ailleurs je t’avais critiqué il y a trente trois ans. 
Le Christ lui, en trente trois ans, avait eu le temps de naître et de mourir. 
Toi tu n’as pas bougé, tu n’as pas changé, tu n’as pas vieilli, même d’un petit poil  pour me faire plaisir. Que  veux-tu c’est ton charme, c’est pour cela que je t’aime, un peu seulement…  
Hélas, je ne suis qu’un barbier et je n’arrive pas à me nourrir à ma faim, malgré tes jungles de barbes, de moustaches et de tresses. 
Mais rassure-toi je continu à porter la moustache !         

Tanagra.be                                               



Les axes du mal*
   

Après le onze septembre et pendant la période des préparatifs à la guerre d’invasion de l’Afghanistan, les cours de la bourse, à part ceux du naphte et de l’armement, se sont effrités et dérivaient implacablement vers le gouffre. 

J’ai pu remarquer que le cours de la multinationale « Gillette » naviguait solitairement à contre sens ? 

Vous ne me croyez pas ! Vérifiez s’il vous plait. 

L’emballement pour les actions de « Gillette » s’explique, peut être,  par le fait que beaucoup s’étaient réjouis d’une solution aussi puérile que proposait un très grand homme qui restera dans les « anales »,** pour éradiquer « les axes du mal ».   

« Nous allons en raser des barbes », avait-t-il susurré dans les coulisses.
 

Cet homme,  glabre du côté interne du crâne, avait oublié que les plus sages et les plus savants des hommes avaient porté, portent et porteront la barbe ou la moustache.  

Mais d’un autre côté, beaucoup d’individus se plaisent à exhiber leurs hirsutismes à toute occasion et à arborer leurs pilosités à tout venant pour se donner un air de savoir ou de sagesse, même souvent les deux ; oubliant que la barbe n’a jamais fait le moine ni le savant… En ce qui me concerne ce poème est fait à leur intention.   

*Roman inédit de G.V.V.Bush, dit le barbier Texan.  

** Excusez, la faute d’orthographe !                       

 Tanagra.be    


L’orient poilu  

En orient
Que  peut-on faire
Ou avoir
Sans le bakchich ?
Que des promesses,
Des tonnes d’espoirs,
Quelques pois chiches… 

En orient
On peut tout faire
Et tout avoir
Quand on est riche !
Toutes les gonzesses,
Les belles Jaguars
Opium, haschich… 

Amasser et tout vouloir
Les piscines, le doux caviar,
Les berlines, les gros cigares,
Les larbins et les caniches ; 

Tout acheter, comme au bazar,
Le pouvoir, comme la gloire,
La sagesse et le savoir,
Les maîtresses et leurs boniches ;
Les notoires, les grandes dames,
Les trottoirs, les bonnes femmes,
Les notables, les derviches.   

En  orient
On peut tout faire,
Puis tout défaire
À coup de dollars,
Recommencer
Et tout refaire
A  coup de dinars ;
A  coup de milliards 
Surenchérir,
A coup de pourboires 
Tout faire pourrir,
Tuer l’espoir,
Tout asservir,
Tout abrutir :
Les jeunes,  les vieux,
Les braves, les pieux,
Les voyants comme les fakirs ;
Tout ravir, tout obtenir :                    
Le respect, les regrets,
Les âmes, les larmes,
Les sourires… 

En  orient on ne fait
Que vous apprendre
A se la « museler »,
Que vous défendre
De questionner
Ou de  comprendre ;
Que vous piller,
Gruger, tout prendre,
Vous prendre tout
Sans compte à rendre,
Vous faire payer
Ne rien vous vendre,
Vous faire rayer,
Vous engloutir…   

 

En orient : on peut, 
C’est prodigieux !
Tout chambouler,
Tout faire bouger,
Chanter, baiser,
Manger, ruser,
Grâce au bon dieu ; 
Et même  de boire,
Gin et  Ricard, 
Si Dieu le veut,
Si inch’allâh ! 

Mais pas raser,
Couper un brin,
Juste oser
Toucher un rien
A une moustache
D’un abdallâh,
D’un Patriarche,
Ou d’un  Mollah.
Faire une caresse,
Fût-ce même de loin,
Aux jolies tresses
Des vieux Rabbins,
Peur d’épousseter
Le moindre grain,
Et faire fâcher
Le grand Allah.   

Dans cet orient,
C’est impossible
Remuer, même peu,
L’Amazonie paisible
Des vastes barbes
De leurs imams,
Des grandes moustaches
De leurs chanoines,
D’épais sourcils,
Des barbichettes,
Des favoris,
Des rouflaquettes,
Des bigoudis
Si bien rangés,
De leurs Rabbis
Et leurs curés ;
Peur d’épiler
Et faire du mal,
Ou gaspiller
Le moindre poil
A leur buisson,
Brousse et forêt !    

Mon cher ami,
Moi qui ne suis :
Ni taré,
Ni cambiste,
Ni croyant ;
Armurier,
Terroriste
Ou marchand !
Moi,
Le barbier de Séville,
Comment ferais-je,
Pour nourrir ma famille ?                                               



La vague

J’ai laissé mon pays,
J’ai quitté mon village,
Boudé mes bons amis,
Et délaissé mes plages ;
J’ai déserté mosquées,
Abandonné églises,
Le mur, les versets,
Le Christ et Moïse, Les discours aigris
Et toute parole sage,
Prophète, Jésus, Marie,
Ali, Elie…Les Mages.
Lassé, déçu, ranci,
J’ai fui tous mes nuages,
Cherchant une embellie,
Horizon…Autres rivages
Sereins et moins noircis,
J’avais en moi la rage
Et l’espoir qui m’a promis
Et rempli mes bagages.

Et… Parti à la nage,
J’ai embrassé la mer,
Nourri de ce courage,
D’un futur prospère ;
Sans soupçonner naufrage
Je naviguais dans l’air
Sans phare, sans guidage
Ni étoile bergère.

N’ayant plus la foi,
Jurant par tous les diables,
Je regardais la voie
Promise si affable,
Pestant pas qu’une fois
De ne plus me tourner,
De ne plus me peiner
Et me rappeler l’étable
Qui étouffait ma voix,
Mais abritait mes joies,
Tenue par leurs notables,
Ces gardiens sournois,
Ces tenanciers des lois
D’éthique insoupçonnable.

Bien loin…Dans le large
Battu par tous ces vents,
Sans frontière ni marge,
J’ai douté…Un instant,
Et tempête fit rage
Mille vagues, mille courants,
Qui supplier ? Quel ange,
Quelle bible, quel coran ?
Quelle sainte, quelle vierge,
Quel dieu serait présent ?
J’ai regardé mes berges,
J’ai pleuré mon levant
Et de larmes d’un cierge
Mouillant tout l’océan…

Le cordon fut rompu,
J’ai perdu mes repères,
L’amont s’est vite fondu,
Fuguant droit, derrière,
L’aval s’est confondu
Comme fleuve au désert,
Mes ailes n’ont plus battu,
J’ai échoué …En mer ;
Il ne resta de moi
Qu’une vague délirante,
Portant mes cris, ma voix,
Mes blessures cuisantes
Dans l’immense charroie
Des houles clapotantes…

Il fut cette vague
Venue… Loin d’Orient,
Choir sur ces rivages
Du soleil couchant.
Avant de mourir,
Par là le littoral,
Derrière montagnes
Parurent cathédrales,
Plus hautes qu’immenses,
Colosses de puissance ;
Son âme à la vague,
À l’instant d’expirer,
N’étant point certaine
S’est mise à douter,
Trahie, par toutes ses forces,
Elle n’a pu que jurer
Par les dieux puissants
De ces belles contrées.

Son dernier soupir,
Rentré à la messe,
Dans un dernier délire
Y faire confesse,
Il a pu sentir
Et puis… se rappeler,
L’odeur mélange de cire
Et celle du vieux curé…

Tanagra.be

Le rafiot

C’est ni hasard  ni la malchance           
Ils te savaient    perdu d’avance…
Ils te savaient    sans flanc ni  ventre
Que  trop pourri    pour jeter l’ancre ;
O, beau  rafiot !    Est-ce donc la  peine ?
Garder tes treuils, tes ponts et chaînes ;      
Ça fera quinze arabes… Vingt noirs…
De contrepoids    à tes ferrailles,
Ça fera trente… Quarante dollars…
Au meilleur cours   de la mitraille.

Ils t’ont brusqué,    livré aux flots,
Bondé pire    qu’un train de bestiaux,
Sans remord,    regret ou peine,                
Bourré par    cette chair humaine,        
Tassée comme    filets de maquereaux
Sans une place    pour un matelot.

Et !  Leur toupet,    leur arrogance
A ces pervers,    quelle insolence :
De rappeler Dieu    au sale boulot,
Lui quémander    sa bienveillance ;
Puis pleurnicher    quelques sanglots,
Leur dire  au revoir   ou à bientôt,
Au lieu d’adieu    et même… bonne chance !
Aux voyageurs    «de nulle partance…»

Tanagra.be


Rêve d'orient

Recueil de poésie : « Rêve d’Orient »


  (C’est également le titre du troisième poème de ce recueil en six poèmes)

    

Avant propos


Dans ce recueil, je ramène toujours l’Orient à ses églises, ses synagogues et mosquées me direz- vous ?
Certainement ! Et pour la simple raison que c’est dans certains de ces lieux, et ils sont nombreux, dans leurs arrières boutiques, que se discutent, se délibèrent et se trament les grandes et les petites questions, les scénarios et les tragédies de l’Orient. On y  fixe aussi les horaires des messes  pour ne pas oublier Dieu !

                           


                           A ceux qui ont fait de Dieu un criminel et un crétin.
                           A ceux qui n’ont su donner à l’Orient que ses chagrins.
                           A ceux qui ont fait taire ses rêves passés, présents et futurs.
                           A ceux qui ont brûlé son destin pour mijoter leurs confitures. 
                                                                                                                             
 
Tanagra.be

 

                                         
                                                   Rêve d’Orient
                                  «  Ce poème est dédié à Béatrice »

En 1993, après un éloignement de vingt ans et après une accalmie relativement longue de la guerre du Liban***, j’ai emmené ma femme « Béatrice » et mes deux enfants pour la première fois dans mon pays natal. J’espérais montrer à ma petite famille mon pays et mon Orient tel que je les avais connus enfant et adolescent. Je n’y avais trouvé que destruction, désolation et déception ; j’écrivis alors une première version de ce poème.

J’y suis retourné quelques fois ultérieurement et mon rêve ne cessait de s’émousser au rythme des conflits de l’Orient et j’ai revu par deux fois ma copie.

La dernière réouverture du front Libanais en juillet 2006, donna à mon rêve le coup de grâce ; je réécrivis alors cette quatrième version, version qui me semble, avec regret, définitive.       

Le poème est un triptyque :

Son premier chapitre commence sur une note de sécheresse, j’énumère dedans ce que j’aurais aimé que l’on voie de mon Orient.

Son deuxième chapitre n’est qu’un constat aussi désolant que lamentable de ce qu’il reste de mon Orient : « un cadavre», constat que je dresse tout en continuant à énumérer ses charmes perdus.

Son troisième chapitre, je le commence par des promesses que je fais à mon Orient ; mais, conscient qu’il est habitué et surtout lassé des promesses, je poursuis ce chapitre sur une note d’amertume et de désillusion pour le terminer, moi qui ne suis pas croyant et tout en rêvant, par une prière à qui veut bien entendre ; une façon de dire que l’Orient ne survit que par les rêves, les promesses et les prières ! 

Je n’oublie pas à la fin quelques gouttes de pluie pour « fraîchir » mon Orient et rappeler l’espoir. 

J’ai écrit ce poème en 1993 pour le Liban, il ne comportait qu’une cinquantaine de vers : « De ce pays de Liban, du temps où pleuvait son ciel…. ». Mais très vite, ce Liban est ressorti à mes yeux comme un petit théâtre où plein d’acteurs et protagonistes, tant régionaux qu’internationaux, venaient y jouer et se donner à leur guise ;  théâtre où les libanais, les vrais, du moins ce qui en reste, étaient confinés à baisser les rideaux et  ramasser les douilles à la fin de chaque acte. 

Voyant tout l’Orient défiler sur cette scène libanaise,  mon poème s’est mué en un véritable réquisitoire contre l’obscurantisme des orientaux : individus, hommes d’état et religieux toute confession confondue.     

*** « Bien que les enjeux de cette guerre étaient  politiques et économiques, son moteur, lui, était purement religieux, profitant de l’incrédulité de l’individu pour le pousser avec des arguments divins et la bénédiction des hauts dignitaires religieux à combattre et à tuer. Ceci constitue pour l’individu une garantie d’impunité puisqu’il combat pour Dieu, pour le Prophète, pour Jésus ou pour Moïse ».

 

Tanagra.be
   

                                                                                                                                                


Rêve d’Orient   
 

 

Premier chapitre - De ces pays d’Orient…

      
De ces pays d’Orient
De ces temps…
Où pleuvait leur ciel,
Je n’ai su t’offrir,
Fût-ce une perle de Brel, (1)
Pas même te cueillir
Une larme d’une gazelle.


De ces pays du Levant,
Empires de naguère,
Brisés par mille tourments,
Par mille et une guerres,
Je n’ai su te conter
Un conte d’une seule nuit,
Je n’ai su  te chanter
La moindre mélodie
Ou ballade de ces mers
Et  rivages endormis.


De ces pays de gitans (2)                                
Où paix, n’est plus qu’en tombe,                  
Je n’ai pu te trouver
Ombre d’une seule colombe ;
Ni plume d’un! Corbeau :
Lassés de « charogner », (3)                               
Gavés plus qu’au jabot
De  cadavres des bombes.

 

De ces pays d’errants,
Pas seulement de Moïse,
Tous ces peuples charmants
Qui guerroient à leur guise,
J’aurais tant aimé,
Par derrière les dunes,
Te montrer mon soleil
Surprendre sa lune (4)
Dans sa robe de miel (5)
Vénus qui leur murmure
Qui réveillera le ciel
Qui bercera l’azur.

 

Ils m’ont éteint lumière, (6)                                              
Ils m’ont soufflé la brise, (7)                                         
Ils m’ont noirci l’éclair, (8)                                              
Ils m’ont chauffé la bise, (9)                                            
Que me reste comme repère
Sans une rose des vents,
Sans l’étoile bergère
Que ces trous de serpents,
Que leurs nids de vipères
Aux pays des brigands.


Pardonne-moi l’amie,
Ça m’attriste, ça me navre,
Te montrer cet Orient :
Ce bien triste cadavre.  

 

 

Deuxième chapitre - Le cadavre d’Orient


Il ne reste à l’Orient
De sa belle musique,
Que les cris des enfants
Dans ces charniers publics,
Pareils aux chiens errants,
Aux hyènes cyniques,
Fouinant après parents,
Quelques restes modiques…

 

Il ne reste à l’Orient
Des senteurs d’avant :
Jacinthes, rose, jasmins…
Que l’immonde parfum,
Que l’infect relent
Du soufre suffocant
Noyant tous ses chemins,   
Ses vergers, ses jardins
Sans épargner un champ,
Un val ou un versant.

 

Il ne reste à l’Orient
De ses rêves, ses charmes,
Sa douceur des nuits
Que le fracas des armes ;
De la belle couleur rubis
Que celle des yeux de femmes,
D’enfants et d’orphelins
Glacés par les chagrins,
Brûlés par mille larmes.

 


Il ne reste à l’Orient
Qu’une mythique sagesse,
Que des larmes sans tristesse
Séchées par tous ses vents,
De ses belles rivières,
Ses chants et ses chimères,
Que des torrents de boue,
Que l’hululement d’hiboux.

 

Il reste à l’Orient
Comme ultimes lumières,                                                                                            
Ces cyniques rayons
Des judas et sicaires,
Rivés aux étendards
Sous des bannières blanches,                         
À aiguiser poignards (10)
En agitant des torches ! (11)                              
                                                                              

Il  reste à l’Orient
Son corps mais… sans l’âme,
Les pleureurs tsiganes,                                          
Et des pleurs sans larmes.
Il me  reste de mon orient
Son rêve fuyant,
Son songe délirant
Et l’espoir englouti
Aux fonds des océans…

 


Troisième chapitre - Promesses et prières pour l’Orient


Mon Orient, mon martyr,
Qu’ont-ils fait de toi ?
Tous ces braves messires
Vautrés dans la soie,
À te voir gémir
Sans entendre ta voix.

De ton talon d’Achille
Je tirerai le javelot,
De mon lointain exil
Je guérirai tes maux,
De mon sombre asile
Je te  fais la promesse,
De remplir ton ciel
De fées, de mille déesses,
Que ton vin bruni
Retrouve sa  “mollesse“,                            
Que ton chant étourdi    
Recouvre l’allégresse,
Que ton esprit noirci
Regoûte à son ivresse.

Je rendrai à tes rêves
Leurs mille et une nuits,
À l’obscure lumière
La clarté du vieux temps,
À ton triste poème
Son chant d’Andalousie,
À l’insipide  miel
Sa douceur d’avant.

J’inventerai pour toi
Le participe futur,
J’abandonnerai ma foi
Et tairai mes prières,
Peur  “ne pas“ entendre
Tes muettes rivières
Revivre et reprendre
Ramages et murmures,
En ramenant tes bergères
Des confins de l’azur.
 


À ces pays blessés,
À ces terres promises,
Gavés de mille mosquées,
Temples, couvents, églises…
Trahis par tous les Dieux,
Non  moins par leurs fidèles,
Lassés de les prier,
Ils ont choisi la guerre,
À quoi servent les cieux
S’il n’y a plus qu’enfer ?

À ces pays des Corans, (12)                                          
Des Torahs, d’Evangiles,  (13)                                     
De tous ces dieux dormants
Comme tanagras d’argile,
Je n’ai su leur murmurer
Qu’une muette prière,
Peur  ne réveiller 
Que diables, que sorcières !

Je rêve d’Orient,
Du sable et du vent,
D’une toute petite pluie
Qui fraîchira sa nuit
Et éteindra son feu,
Sans un “grâce à Dieu“.

Dans mon rêve d’orient,
Je prie comme un enfant ;
Dans mon rêve d’orient,
Je prie tout en rêvant….

 

Tanagra.be
    

(1) L’épouse de Tanagra est belge (réf. À Brel : moi je t’offrirai des perles de pluies, venues de pays où il ne pleut pas….,

(2) Gitans : à prendre dans le sens de errants, déportés, déplacés, chassés, bref ceux qui n’ont plus de chez soi à cause des guerres.

(3) Bien que charogne et charognard existent, le verbe charogner  n’existe pas à ma connaissance.
(4&5) Placer une ou deux virgules après ces vers, suivant votre imagination.

(6 à 9) La lumière vient de l’est, la brise du sud, l’éclair de l’ouest, la bise du nord.
 
(10 & 11) Ces deux verres sont inspirés d’un poème de Lamartine : « honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle ».

(12& 13) Le pluriel est voulu. Ô ! S’ils n’avaient qu’un seul Coran, Evangile et Torah…Que d’interprétations comme cela arrange !!!