Le Point Oméga

Une roue de machine pour laver les betteraves, acquise chez un ferrailleur,  pesant une centaine de kilos et soudée en dôme sur un rayonnage en tuyaux de fer de conduites d’eau de récupération. Trois poutres en acier de récupération également forment les trois piliers fixés contre le muret de la terrasse et soutenant un côté de l’œuvre, l’autre côté posant sur un pilier en quadrillage métallique. Seules les ferrures de ce pilier et le quadrilatère rectangle servant à recevoir les rayons soutenant la roue sont en matériaux nouveaux.

La pergola se présente comme une voûte céleste, avec la roue en guise de soleil, et le trou central de l’axe de cette roue servant d’orifice à une lumière éclairante. Ce trou qui se trouve au zénith représentant le point Oméga de la voûte céleste

Dessin et conception : Tanagra en 2003.
Réalisation : Philippe Jacquemot. Juin 2004.


Le Rafiot

Œuvre en bois, métal, cordage et voile. Tanagra l’a réalisé pour écrire ses deux poèmes le Rafiot et La Vague, deux poèmes terminés en 2007. D’où la présence de deux voiles.

Histoire :

L’œuvre a été initiée au mois d’avril 2006 pour être terminée quelques mois après un voyage à Madagascar vers fin novembre 2006.

Bien que sur le plan esthétique l’aspect du rafiot de l’œuvre est loin d’être celui de ces rafiots qui charrient les voyageurs clandestins en mer, Tanagra a pris soins de mettre en exergue toutes les avaries et les défectuosités de ces derniers dans sa réalisation (ponts sciés, ancres et  chaînes enlevés, le ventre et les flancs défoncés etc.).

Son voyage à Madagascar lui a donné l’idée de rajouter l’espèce de balancier qui sert d’une manière dérisoire mais tout de même intelligente à améliorer l’équilibre de la barque. Il n’avait jamais vu cette astuce sur les pirogues africaines, moyen orientales ou asiatiques.
 
La coque la dérive et la petite piroguette qui sert de balancier au rafiot sont toutes  réalisées avec des restes de bois de chantiers assemblés avec des vieilles vis, boulons et écrous  récupérés sur des meubles et armoires démolis. 
Les barres, le mât et le tenseur de la grande voile sont réalisés avec des branches taillées sur un saule tortueux de son jardin.
Le treuil du pont arrière est en bûche taillé au ciseau à bois et à la main.
Plusieurs pièces de vieille plomberie ont servi d’attaches et d’articulations.
Les voiles quat à elles, elles sont découpées dans une vielle toile cirée de tenture de cuisine.